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Reproductions à l’huile peintes à la main et tirages d’art sur toile Sources muséales en libre accès, provenance sur chaque œuvre Qualité vérifiée par rapport à la source muséale
Van Gogh Wall Art Éditions Van Gogh peintes à la main Panier 0 articles dans le panier

Champ de blé vert avec cyprès : histoire, signification et touche picturale

Reproduction à l'huile peinte à la main du Champ de blé vert au cyprès de Vincent van Gogh, du blé vert ondulant près d'un grand cyprès sombre
Champ de blé vert avec cyprès, 1889; National Gallery Prague · Voir la reproduction

Un été à Saint-Paul-de-Mausole

En juin 1889, Vincent van Gogh s’était fait admettre à l’asile de Saint-Paul-de-Mausole, juste en dehors de Saint-Rémy-de-Provence, après la crise qui avait mis fin à son séjour à Arles. On lui attribua une seconde chambre pour y installer un atelier, et dès que son état le permit, on le laissa sortir, sous surveillance, pour peindre dans les champs et les oliveraies autour des murs.

Green Wheat Field with Cypress, peint en 1889 et aujourd’hui connu sous ce titre original, appartient à cette période de mois étroitement surveillés mais intensément productifs. Van Gogh travaillait vite en plein air cet été-là, revenant encore et encore à la même pente de blé sous l’asile, à la même ligne de collines, au même cyprès sombre dressé au-dessus de la culture.

Il peignait, de son propre aveu dans ses lettres à son frère Theo, pour se tenir ensemble autant que pour faire des tableaux. Le champ de blé, fauché et repoussé, devient dans ces toiles une sorte d’horloge de sa propre guérison, mesurée à la couleur de la culture plutôt qu’en mois.

Du blé, un toit de ferme et un ciel mouvant

La toile, 92,5 sur 73,5 centimètres, est construite en trois bandes. Un large champ de jeune blé occupe les deux tiers inférieurs, encore vert plutôt que doré, ses tiges et ses brins d’herbe relevés un à un en touches courtes et verticales qui s’épaississent en feuilles sombres, semblables à des mauvaises herbes, dans le coin inférieur gauche.

Derrière le champ, une ferme basse se trouve juste à droite du centre, son toit d’un vert jaune pâle, une cheminée brisant la ligne du toit, à moitié cachée par un groupe d’arbres plus ronds et plus doux. D’autres arbres et une ligne basse de collines longent l’horizon dans des bleus et des violets, fermant le plan intermédiaire sans jamais l’aplatir.

À gauche de la ferme, le cyprès s’élève sur toute la hauteur de la toile, sombre et irrégulier contre un ciel qui fait l’essentiel du travail du tableau. De grands nuages mouvants, blancs avec des ombres gris-bleu, sont posés en larges touches bouclées sur un fond bleu moyen strié de passages plus chauds, teintés d’ocre.

Rien dans le tableau ne reste immobile. L’œil se pose d’abord sur le cyprès, parce qu’il est la seule verticale dans une toile construite autrement sur des horizontales et des diagonales, puis il est tiré latéralement le long du champ et vers le haut dans le ciel tournant.

L’arbre que Van Gogh voulait posséder

Les cyprès étaient devenus cet été-là une véritable obsession pour Van Gogh. Dans une lettre à Theo, il qualifiait l’arbre d’aussi beau de ligne et de proportion qu’un obélisque égyptien, et entreprenait d’en faire ce qu’il avait déjà fait avec le tournesol, un sujet que personne avant lui n’avait peint tout à fait de cette manière.

Ailleurs, il décrit le cyprès comme une tache de noir dans un paysage ensoleillé, et c’est ce rôle qu’il joue ici, une forme sombre et ascendante unique placée contre les éléments les plus pâles et les plus lumineux du tableau, les nuages et le jeune blé.

Associé à un champ encore vert plutôt que mûr, l’arbre se lit moins comme une note de mélancolie que comme un contrepoids, la seule chose fixe et enracinée dans une scène où tout le reste, culture, nuage et lumière, bouge visiblement.

Une touche qui ne reste jamais immobile

Van Gogh a construit ce paysage presque entièrement à partir de la direction de ses touches. Dans le blé, elles courent basses et serrées, posées en légère diagonale, si bien que tout le champ semble pencher, comme si un vent venait de le traverser.

Dans le cyprès, le même pinceau chargé devient vertical et légèrement spiralé, touche après touche, si bien que l’arbre semble se tordre en montant plutôt que simplement se dresser. Dans le ciel, les touches s’enroulent et roulent, décrivant les nuages comme un temps en mouvement plutôt que comme des formes blanches fixes.

La peinture elle-même est épaisse par endroits, posée avec des reliefs visibles là où le pinceau a été traîné et rechargé, et cette texture capte la lumière réelle différemment selon l’endroit où se tient le spectateur, si bien que la surface elle-même semble changer autant que la scène qu’elle dépeint.

Le tableau aujourd’hui

L’original de Green Wheat Field with Cypress est conservé à la National Gallery Prague, où il peut être vu comme un témoignage de ce que Van Gogh a fait d’une seule vue, revisitée sans cesse, au cours d’une année difficile et productive.

Sur un mur chez soi, les mêmes qualités qui rendent la toile agitée dans la galerie la rendent sensible à la pièce qui l’entoure. La lumière du matin fait ressortir les bleus froids du ciel et des collines, tandis qu’une lumière plus chaude en soirée fait ressortir l’ocre et l’or enfouis dans le blé et dans les nuages, si bien que le tableau ne se fixe jamais tout à fait dans une seule humeur.

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Champ de blé vert avec cyprès présentée dans un intérieur de collectionneur

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