Souliers, 1888 : deux bottes sur le sol de la Maison jaune
Les bottes sur le carrelage
Deux bottes brunes sont posées côte à côte dans les Souliers de Vincent van Gogh. Leurs tiges s’ouvrent vers le haut, et leurs lacets défaits traînent sur le cuir puis sur le sol. La botte de gauche monte plus haut dans l’image. L’autre avance davantage, son bout arrondi approchant du bord inférieur de la toile.
Van Gogh a peint cette version à Arles en 1888. Le Metropolitan Museum of Art identifie le décor comme le sol en carreaux rouges de la Maison jaune. Ce sol n’est pas un simple fond anonyme : ses joints en diagonale situent les bottes dans un intérieur lié à la vie de l’artiste dans la ville.
L’original est une huile sur toile de 45,7 × 55,2 cm (18 × 21 3/4 in.) : 45,7 cm de haut et 55,2 cm de large. Son format est horizontal. Les deux bottes tiennent dans cette largeur, des zones de sol clair subsistant autour d’elles. Ces marges font partie de la composition et ne sont pas un fond superflu.
Le propriétaire reste incertain. Le Met évoque l’hypothèse selon laquelle les bottes auraient appartenu à Patience Escalier, un homme du pays que Van Gogh a peint à peu près à la même période. Son commentaire audio laisse aussi ouverte la possibilité qu’elles aient été celles de Van Gogh lui-même. Aucune de ces hypothèses ne doit être présentée comme une identification établie de la paire.
Lacets jaunes et contours bleus
Les bouts portent de courtes touches de beige, de gris et de brun. Une peinture plus sombre s’accumule autour des tiges et entre les bottes. Des bords courbes décrivent le cuir plissé aux chevilles, tandis que de larges zones sur le devant restent plus claires. La forme de chaque botte est irrégulière, des plis et des cassures interrompant un contour net.
Des lacets jaunes croisent les devants et retombent en courbes lâches. Une longue boucle s’échappe de la botte de gauche, distincte du cuir plus sombre. À droite, le laçage descend vers le bout avant de revenir sur le côté. On peut suivre ces lignes une à une sans supposer que chaque œillet ou chaque attache soit décrit.
Des touches bleues longent les semelles et plusieurs bords de cuir. Un groupe de fines marques bleu foncé se trouve sur le sol, à droite. Leur couleur relie la zone autour des bottes aux contours qui les traversent. Les passages plus sombres sous et à côté des chaussures aident aussi à les situer sur la surface claire du carrelage.
Le sol est fait de larges touches crème et roses, que des lignes rouges plus chaudes traversent en diagonale. Certaines zones sont presque d’un seul tenant ; ailleurs, les coups de pinceau restent séparés. La direction d’un joint de carreau diffère des courbes d’un lacet. Leur rencontre rend le sol et les objets plus faciles à distinguer dans la surface peinte.
Le propriétaire reste incertain
L’usure donne aux bottes une forme singulière, mais ne permet pas de nommer leur propriétaire. Les tiges ouvertes laissent voir des intérieurs sombres, et les lacets défaits suggèrent des chaussures posées là plutôt que portées. Le spectateur peut reconnaître l’usage à travers le cuir froissé sans inventer le métier de celui qui les portait, un trajet précis ou le moment où les bottes ont été retirées.
La peinture revient sur un sujet que Van Gogh avait exploré à Paris. Cette version d’Arles est identifiée par sa date et son décor carrelé : les reproductions de ses différents tableaux de chaussures ne doivent donc pas être considérées comme interchangeables. Le contour de cette paire, les lacets jaunes et ce sol particulier aident à distinguer la toile du Met.
Van Gogh a aussi observé des ustensiles quotidiens dans Paysanne cuisinant près d’une cheminée. Là, une figure travaille avec une poêle et une marmite. Dans L’Éplucheuse de pommes de terre, des mains et une lame occupent le centre. Les bottes manifestent un intérêt voisin pour les objets ordinaires, la personne étant absente de l’image.
Les souliers d’Arles à New York
L’original appartient au Metropolitan Museum of Art de New York, sous le numéro d’inventaire 1992.374. Le musée l’a acquis en 1992 grâce à un don de The Annenberg Foundation. Sa notice indique comme technique l’huile sur toile et comme date 1888, ce qui distingue cette œuvre des natures mortes de chaussures antérieures.
La notice du musée et le commentaire audio conservent l’incertitude sur le propriétaire. On peut les lire ensemble : l’une expose l’hypothèse de Patience Escalier, tandis que l’autre y ajoute Van Gogh comme autre possibilité. Maintenir ces attributions au conditionnel est plus instructif que de fournir un propriétaire définitif que les sources n’établissent pas.
Vérifiez la liste des œuvres exposées par le musée avant d’organiser une visite. La notice de collection identifie l’œuvre même si son emplacement dans les salles change. Pour comparer une image, incluez tout le sol peint et les deux bottes. Le cadre d’une photographie de musée est distinct des dimensions de la toile indiquées dans la notice.
Conserver le sol autour de la paire
Une reproduction à l’huile peinte à la main de Souliers est l’édition principale proposée ici, avec une impression sur toile disponible en alternative. La référence représente une peinture à l’huile, tandis que le support choisi détermine la surface de la reproduction nouvellement réalisée. Les coups de pinceau imprimés sont une image de la peinture, et non des reliefs exécutés au pinceau.
Le format horizontal laisse de la place aux lacets et aux joints de carreaux en biais à côté des bottes. Un cadrage serré pourrait couper le lacet gauche ou réduire l’espace autour du bout droit. Comparez la composition entière au moment de choisir un format, y compris la part de sol clair qui reste visible en dehors des chaussures sombres.
Le sélecteur de format et de finition actuel présente les options de reproduction. Mesurez le mur prévu et tenez compte de la présentation choisie. La toile originale mesure 45,7 sur 55,2 cm ; un format commercial peut employer des dimensions arrondies. La référence affichée ne peut pas montrer l’aspect d’un exemplaire physique sous une lampe particulière.
Questions sur les Souliers de 1888
Ces bottes ont-elles appartenu à Van Gogh ?
Leur propriétaire est inconnu. Le Met évoque Patience Escalier comme possibilité, et son commentaire audio mentionne aussi Van Gogh lui-même. Il s’agit dans les deux cas d’hypothèses, et non d’une propriété confirmée.
Où se trouve ce sol carrelé ?
Le musée l’identifie comme le sol en carreaux rouges de la Maison jaune à Arles. Les carreaux peints en rose pâle et en crème sont traversés de joints en diagonale derrière et autour des bottes.
De quel tableau de Souliers s’agit-il ?
Il s’agit de la toile horizontale de 1888 conservée au Metropolitan Museum of Art, sous le numéro d’inventaire 1992.374. Elle mesure 45,7 cm de haut sur 55,2 cm de large et montre deux bottes brunes aux lacets jaunes défaits.
Une impression sur toile est-elle identique à la version à l’huile ?
Elles font appel à des procédés physiques différents. La reproduction à l’huile principale est peinte à la main sur toile. L’impression alternative reproduit la référence à l’encre ; choisissez le support sur la page du produit.
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