Tournesols, 1887 : deux fleurs coupées sur fond bleu
Les Tournesols peints à Paris
Van Gogh a peint les Tournesols à Paris à la fin de l’été 1887. Le Metropolitan Museum of Art situe cette toile parmi quatre natures mortes de cette période. Notre reproduction des Tournesols suit l’image du Met : deux fleurs coupées posées sur un fond bleu, leurs tiges s’étendant vers les côtés.
Le groupe apparenté comprend une esquisse à Amsterdam, une autre toile à deux fleurs à Berne et un tableau plus grand de quatre fleurs à Otterlo. Le Met rapporte que Gauguin acquit les deux œuvres plus petites et les accrocha au-dessus de son lit à Paris. Ces fleurs avaient déjà leur place dans sa collection avant les bouquets ultérieurs d’Arles.
La distinction est visible avant même de lire une date. Les Tournesols de 1888 de la National Gallery se dressent verticalement et montrent un vase sur fond jaune. Le tableau du Met s’étend horizontalement, dispose du bleu autour des fleurs et laisse leurs tiges apparentes. Ce sont des compositions distinctes, chacune avec son propre arrangement et ses proportions.
Un disque de graines et un dessous pâle
La fleur de gauche regarde vers l’extérieur. Un large disque de graines l’occupe en grande partie, avec un centre brun rougeâtre foncé et des passages gris-vert sur les bords. De petites marques répétées s’assemblent en plaques plutôt qu’en une surface lisse. Les suivre à travers le disque révèle des changements de direction et de couleur dans une zone compacte.
Des pétales recourbés entourent cette face. Certains sont d’étroites lignes ocre ; d’autres, des plis plus larges jaunes ou vert-doré bordés de brun. Plusieurs se replient vers les graines, tandis que d’autres pointent vers le bleu. Leurs extrémités irrégulières rendent le contour difficile à réduire à un cercle net. Un examen rapproché montre à quel point la fleur est construite de touches superposées.
La fleur de droite présente une vue différente. Son dessous pâle s’étend autour du point où la tige épaisse la rejoint. De larges touches crème et or sourd mènent vers le bord droit, et des formes pointues s’élèvent autour du rebord supérieur. Des accents brun rouge foncé séparent certains de ces plis de la fleur derrière eux.
Les tiges vous aident aussi à suivre la composition. L’une s’étend vers le bord gauche au-dessus du coin inférieur gauche ; l’autre se dirige vers la droite près de la partie supérieure de la fleur de droite. Entre ces extrémités, les fleurs superposées occupent la majeure partie de la largeur. Leur position donne au tableau une forme horizontale avant même de considérer les bords extérieurs de la toile.
Ce que le bleu change
Le bleu reste visible au-dessus des fleurs, en dessous et dans de petits interstices le long de leur contour. Il est plus sombre sous la fleur de gauche et plus clair vers le haut à gauche et le bas à droite. Des touches courbes passent autour des fleurs, avec de longues marques diagonales vers le bas. Ce fond a ses propres changements de direction et d’épaisseur.
Le dessous pâle à droite se détache nettement sur le bleu qui l’entoure. Autour de la fleur de gauche, des verts et des bruns plus sombres rencontrent parfois un bleu tout aussi sombre, rendant ce bord moins distinct. Regardez ces deux limites tour à tour : l’une est large et pâle, l’autre est rompue par des pétales recourbés et des marques plus sombres.
Le tableau vous rapproche des fleurs. Il y a peu d’espace environnant pour suggérer la pièce où elles furent placées, et aucun vase pour les redresser. Leurs faces, leurs dos et leurs tiges apparentes portent le sujet. Le bord inférieur laisse une étroite zone bleue où la petite signature jaune, Vincent 87, se lit à gauche.
Cette signature se tient à l’écart des grandes plaques de jaune dans les fleurs. Elle est facile à manquer quand on regarde d’abord les fleurs, mais elle devient un détail utile une fois que l’on suit le bleu le long du bas. Les touches pâles dans la tige de droite et la petite inscription montrent comment la même famille de couleurs apparaît à des échelles très différentes.
Identifier l’original
L’original appartient au Metropolitan Museum of Art, New York, numéro d’inventaire 49.41. C’est une huile sur toile, mesurant 17 x 24 po (43,2 x 61 cm), la hauteur étant donnée avant la largeur. La fiche du musée la date de 1887.
Utilisez les deux fleurs et le fond bleu pour identifier cette version. Un vase, un fond jaune ou un bouquet dressé indique un autre tableau de tournesols. Le titre seul ne permet pas cette distinction. Dans cette image, le dessous pâle de la fleur de droite et la signature en bas à gauche fournissent des repères particulièrement clairs.
Pour un autre regard sur le traitement du jaune aux côtés du bleu chez Van Gogh, notre récit sur le Champ de blé avec cyprès suit un paysage plus tardif. Ici, les petites marques des fleurs se rassemblent densément ; là, le blé occupe une large bande sous le ciel. Comparer les formes réelles garde le sujet de chaque tableau en vue.
La toile des Cyprès offre un arrangement plus vertical, avec des branches vertes sur un ciel pâle et un petit croissant jaune. Son feuillage s’élève au-delà du bord supérieur, tandis que ces fleurs s’étendent vers les côtés. La comparaison attire l’attention sur la direction dans laquelle chaque sujet occupe sa toile.
Garder les deux fleurs et les tiges en vue
La page produit propose des formats paysage. Les deux tiges s’étendent vers les côtés, la largeur totale compte donc lorsqu’on choisit où l’accrocher. Un recadrage étroit pourrait supprimer l’extrémité d’une tige ; rogner le bas pourrait aussi entamer la signature et le bleu sous les fleurs.
Une reproduction à l’huile peinte à la main présente une surface de peinture avec les variations propres au travail manuel. Une impression sur toile reproduit l’image à l’encre. Les coups de pinceau de la photographie restent visibles dans l’image imprimée, sans devenir de la peinture à l’huile en relief. Les petites marques du disque de graines et les touches pâles plus larges de la tige offrent des détails à examiner pour comparer ces éditions.
Choisissez un format, puis une toile roulée, une toile montée sur châssis, un cadre fin ou un cadre épais. Le configurateur conserve les proportions du paysage. La toile roulée arrive sans châssis ; les présentations montées et encadrées sont des choix distincts. Pour les commandes de peinture à l’huile, une photographie de la toile terminée est envoyée pour approbation avant expédition.
Questions sur ces Tournesols
Est-ce le bouquet dans un vase jaune ?
Non. Il s’agit du tableau parisien de 1887 conservé au Met, avec deux fleurs coupées sur fond bleu. Les compositions avec vase appartiennent à un groupe plus tardif.
Que voit-on sur la fleur de droite ?
Son dessous pâle et la tige épaisse qui mène vers le bord droit. La fleur de gauche tourne son disque de graines vers le spectateur.
Où se trouve la signature ?
Vincent 87 apparaît en jaune en bas à gauche, dans la zone bleue sous les fleurs.
Puis-je changer l’orientation ?
Les formats proposés conservent l’image horizontale. Vous pouvez choisir un format et une présentation, avec soit une reproduction à l’huile peinte à la main, soit une impression sur toile.
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